Les indicateurs de la conjoncture économique et sociale - 4e trimestre 2010
Tableau des indicateurs de la conjoncture économique et sociale -
Quatrième trimestre 2010
1. LA CROISSANCE ECONOMIQUE (EVOLUTION DU PIB)
1.1. Le taux de croissance annuelle du PIB
1.2. Les prévisions de croissance
1.3. Le taux de croissance trimestrielle
2. EVOLUTION DE LA PRODUCTION PAR SECTEUR
2.1. La production industrielle
2.1.1. Taux de croissance trimestrielle
2.1.2. Taux de croissance annuelle2.2. La branche des services marchands
2.2.1. Taux de croissance trimestrielle
2.2.2. Taux de croissance annuelle
2.3. La branche agriculture
2.3.1. Taux de croissance trimestrielle
2.3.2. Taux de croissance annuelle
4. DEMOGRAPHIE ET ACTIVITE DES ENTREPRISES
4.1. Les créations d'entreprises
4.1.1. Evolution du nombre de créations d'entreprises
4.1.2. Evolution trimestrielle des créations d'entreprises
4.1.3. Le poids des branches
4.2. Défaillances d'entreprises
4.2.1. Evolution annuelle
4.2.2. Evolution mensuelle
4.2.3. Evolution trimestrielle
4.2.4. Evolution annuelle par secteur d'activité
4.3. La valeur des commandes reçues par les entreprises industrielles
4.3.1. Evolution de l'indice des commandes reçues
4.3.2. Evolution par branche industrielle
5. LE MARCHE DU TRAVAIL
5.1. L'emploi salarié : vue globale
5.1.1. Evolution du nombre d'emplois
5.1.2. Taux de croissance de l'emploi
5.1.3. Croissance du PIB et de l'emploi
5.2. Emploi salarié : évolutions par branche d'activité
5.2.1. Variations trimestrielles en nombre d'emplois
5.2.2. Taux de croissance trimestrielle par branche
5.3. Les heures supplémentaires
5.3.1. Evolution trimestrielle des heures supplémentaires
5.3.2. Evolution du nombre d'heures supplémentaires par salarié
5.4. Le chômage
5.4.1. Taux de chômage
5.4.2. Taux de chômage par sexe et âge des chômeurs
5.5. Demandeurs d'emploi
5.5.1. Evolution du nombre de demandeurs d'emploi par catégorie
5.5.2. Croissance mensuelle des demandeurs d'emploi en 2010
6. POUVOIR D'ACHAT, SALAIRES, INFLATION
6.1. Taux d'inflation
6.2. Salaires et pouvoir d'achat
6.2.1. Croissance du salaire mensuel brut et du salaire horaire des ouvriers
6.2.2. Le pouvoir d'achat du salaire
6.2.3. Le pouvoir d'achat du Revenu disponible brut
1. La croissance économique (évolution du PIB)
1.1. Le taux de croissance annuelle du PIB
La croissance du PIB du 4e trimestre 2010 est revue à la hausse (légère hausse), soit 0,4% contre 0,3% initialement prévue par l'INSEE. En revanche, la croissance du troisième trimestre a été revue à la baisse. Au total, la croissance du PIB en moyenne annuelle est de 1,5% en 2010.
Cette estimation du PIB par l'INSEE confirme donc la sortie de la récession économique. Les principaux indicateurs macroéconomiques sont au vert : l'emploi, l'investissement et la consommation progressent en 2010. Mais, le déficit public, le solde du commerce extérieur et l'inflation freineront la croissance en 2011. La décision de la BCE de relever son taux directeur de 0,25 point de base en avril compliquera les choses. Une 2e augmentation pourrait intervenir si l'inflation se maintient à plus de 2%. Dans cette perspective, le coût de la dette publique risque de s'envoler et l'investissement privé de se tasser.
1.2. Les prévisions de croissance
La grande inconnue pour 2011 sera l'inflation. L'envolée des cours du pétrole et des matières premières pousse les prix. L'inflation s'établit à 2,3% en janvier dans la zone euro, à 2% aux USA et 4% au R-U. En France et en Allemagne, son taux est de 2%.
La hausse des prix affecte le pouvoir d'achat des ménages et donc la consommation. A cela s'ajoutent les effets des politiques d'austérité. Ce cocktail dépressif se traduit dans les projections de croissance : une perte de 0,3 point dans la zone euro et de 0,4 point au niveau mondial. Le recul du commerce mondial sera de 5 points selon les prévisions.
Pour la France, la croissance ne devrait pas dépasser 1,6% selon le FMI et Eurostat, alors que le gouvernement maintient sa prévision à 2% en 2011. Selon l'OFCE, les politiques d'austérité en Europe coûteront 2,8 points de croissance à l'économie française entre 2011 et 2012 et l'inflation amputera 1 point de PIB. L'Office prévoit une croissance austère de 1,4% en 2011 et 1,7% en 2012.
Le retour aux critères de Maastricht est au centre des enjeux des prévisions de croissance à horizon 2013. Plus celles-ci sont optimistes, plus la trajectoire du déficit public tend rapidement vers 3% de PIB. Mais si le gouvernement se trompe dans ses prévisions de croissance, il sera (ou son successeur) dans l'obligation de durcir encore une fois sa politique budgétaire à l'horizon 2012-2013.
1.3. Le taux de croissance trimestrielle
Au 4e trimestre 2010, le PIB a progressé de 1,5% comparativement au même trimestre de 2009.
Comme prévu, la croissance au dernier trimestre est meilleure qu'au trimestre précédent (0,4% contre 0,2%). Ce regain de croissance s'explique essentiellement par une consommation des ménages plus forte : 0,9% contre 0,4% au 3e trimestre. Le solde du commerce extérieur s'améliore aussi. Les exportations ont augmenté de 0,8% contre 2,6% le trimestre précédent. Mais les importations ont reculé fortement : -1,2% contre +4% au 3e trimestre. Par conséquent, le solde extérieur s'améliore bien qu'il soit toujours négatif : -10,6 milliards contre -13,4 au 3e trimestre.
Les services non marchands continuent de représenter la principale contribution à la croissance économique. La contribution de l'industrie qui était négative au 3e trimestre redevient positive au 4e trimestre. Quant à l'agriculture, sa production stagne et sa contribution à la croissance est neutre pendant les deux derniers trimestres.
L'industrie automobile, l'énergie et les services aux entreprises sont les activités qui ont réalisé les plus fortes croissances de leur valeur ajoutée avec, respectivement, 6%, 3% et 1%. En revanche, la croissance dans l'industrie des biens de consommation, des biens d'équipement, la construction et les transports est négative au 4e trimestre.
2. Evolution de la production par secteur
2.1. La production industrielle
2.1.1. Taux de croissance trimestrielle
2.1.2. Taux de croissance annuelle
La production industrielle se rétablit au 4e trimestre après une diminution de -0,2% au 3e trimestre. Son volume a légèrement augmenté (+0,1%) du fait principalement de l'industrie automobile. La production dans cette branche a augmenté de 6,5% au 4e trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2010, le volume de production a augmenté de 14% par rapport à 2009.
Les biens intermédiaires sont la 2e branche qui a tiré la production industrielle vers le haut avec +0,4% de croissance. Les biens d'équipement enregistrent quant à eux une baisse de production de -0,9% après une diminution de -1,7% le trimestre précédent. Cette branche est la seule à décroître sur l'ensemble de l'année (-0,1%) alors que toutes les autres branches industrielles ont réalisé une croissance positive de leur production.
La production des biens de consommation recule de 1,4% au 4e trimestre après une hausse de 0,5% le trimestre précédent.
La production de l'ensemble des branches industrielles a augmenté de 3,8% en volume en 2010. Malgré cette forte croissance, le niveau de production n'a pas rattrapé celui d'avant la crise. L'écart avec le niveau moyen de 2004-2007 est de 6%.
2.2. La branche des services marchands
2.2.1. Taux de croissance trimestrielle
2.2.2. Taux de croissance annuelle
La croissance dans la branche des services au 4e trimestre est de 0,6%, soit le même taux que le trimestre précédent. La croissance cumulée sur l'ensemble de l'année 2010 est de 2,5%.
Toutes les branches des services ont augmenté leurs ventes. Mais la plus forte augmentation est le fait des services aux entreprises avec 0,9%, suivie de l'activité financière et du commerce avec respectivement 0,7% et 0,4%. Les transports réalisent une croissance de 0,3% alors qu'au 3e trimestre sa croissance était de 1,3%.
L'emploi tertiaire a progressé au même taux qu'au 3e trimestre, soit +0,3%. Sur l'ensemble de l'année, l'emploi a progressé de 0,9% alors que la production a fait +2,5%.
1) L'écart entre la croissance de la production et celle de l'emploi signifie une croissance de la productivité dans les services. Elle progresse en moyenne de 1,4% en 2010 contre 1,1% en 2007. Notons qu'en 2008, elle recule de 0,5% et stagne en 2009.
2) La croissance de l'emploi est en retard par rapport à la production. Ce phénomène classique est surtout plus marquant pendant la crise avec un retard de l'emploi par rapport à la croissance du secteur de 2 trimestres. Ce retard ne se résorbe ni au 2e ni au 3e trimestre. Les entreprises de services sont plus frileuses à l'embauche alors que la reprise du secteur est suffisamment solide. L'industrie, qui est un marché important pour les services, se caractérise aussi par une conjoncture positive.
2.3. La branche agriculture
2.3.1. Taux de croissance trimestrielle
2.3.2. Taux de croissance annuelle
La production agricole progresse légèrement (0,2%) au 4e trimestre. Sur un an, le volume produit a diminué de 2%.
Outre les aléas climatiques, la morosité de l'activité agricole est sans doute à corréler avec l'évolution des prix de vente et des prix des intrants. En effet, l'indice des prix des produits alimentaires n'a augmenté que de 0,8% en 2010 alors que l'inflation globale a enregistré +1,6%. Autant dire que les prix des produits alimentaires ont stagné en 2010. Au 4e trimestre, les prix des produits alimentaires se rétablissent après une diminution des prix de -1,3% au 3e trimestre. Ils progressent de 0,5% en novembre et 0,5% en décembre dernier.
Parallèlement, les prix des intrants ont augmenté de 8% en décembre 2010 comparativement à décembre 2009. Ceux de l'énergie et lubrifiants ont progressé de 29% et ceux des engrais de 18%. En conséquence, les marges commerciales des agriculteurs se sont contractées, décourageant ainsi la production.
Cependant, les prix de vente semblent se redresser en fin d'année, ce qui laisse présager un redressement de la production en 2011.
3. Productivité et coûts
La productivité dans le secteur des entreprises non financières a progressé durant toute l'année 2009 et sort de la zone rouge à partir du 2e trimestre de 2009. Elle se maintient à un niveau élevé (+1%) jusqu'à la fin de l'année.
En 2010, elle baisse tout en restant positive. Cette évolution contrastée entre 2009 et 2010 s'explique par l'ajustement du marché du travail qui a suivi deux tendances :
- L'emploi diminue fortement par rapport à la valeur ajoutée en 2009, ce qui a poussé la productivité et ;
- Un rattrapage de l'emploi en 2010 faisant reculer la productivité.
La courbe du coût salarial (incluant les charges patronales) reflète celle de l'emploi. Il diminue en 2009 avant de progresser légèrement à partir du début 2010. Au dernier trimestre 2010, la productivité passe en dessous du coût salarial.
Le même phénomène est constaté dans les entreprises manufacturières mais avec plus d'ampleur. Une progression très rapide de la productivité est constatée en 2009, couplée avec une chute du coût salarial. En 2010, la productivité moyenne diminue avec la croissance des salaires.
La productivité dans le secteur des entreprises non financières a progressé durant toute l'année 2009 et sort de la zone rouge à partir du 2e trimestre de 2009. Elle se maintient à un niveau élevé (+1%) jusqu'à la fin de l'année.
En 2010, elle baisse tout en restant positive. Cette évolution contrastée entre 2009 et 2010 s'explique par l'ajustement du marché du travail qui a suivi deux tendances :
- L'emploi diminue fortement par rapport à la valeur ajoutée en 2009, ce qui a poussé la productivité et ;
- Un rattrapage de l'emploi en 2010 faisant reculer la productivité.
La courbe du coût salarial (incluant les charges patronales) reflète celle de l'emploi. Il diminue en 2009 avant de progresser légèrement à partir du début 2010. Au dernier trimestre 2010, la productivité passe en dessous du coût salarial.
Le même phénomène est constaté dans les entreprises manufacturières mais avec plus d'ampleur. Une progression très rapide de la productivité est constatée en 2009, couplée avec une chute du coût salarial. En 2010, la productivité moyenne diminue avec la croissance des salaires.
4. Démographie et activité des entreprises
4.1. Les créations d'entreprises
4.1.1. Evolution du nombre de créations d'entreprises
Après une forte diminution en 2009, le nombre de créations d'entreprises (hors auto-entrepreneurs) est en légère hausse en 2010 de 0,9%. Il faut rappeler que la tendance à la création d'entreprises s'interrompt au 1er trimestre 2010 où on a enregistré une baisse de 8%. Le 3e trimestre est le plus dynamique en termes de créations avec 4,5% mais le rythme baisse vers la fin de l'année.
En incluant le statut d'auto-entrepreneur, la hausse est beaucoup plus importante. Le nombre total des créations est en augmentation de 7,2%. Le nombre d'auto-entrepreneurs quant à lui a progressé de 12% en 2010.
4.1.2. Evolution trimestrielle des créations d'entreprises
4.1.3. Le poids des branches
Les évolutions trimestrielles montrent que le 4e trimestre a connu une forte augmentation du nombre de créations d'entreprises. Mais si l'on compare avec le 4e trimestre de 2009, le nombre de créations est en diminution de -1,1%.
Le commerce et les services aux entreprises sont les plus créateurs d'entreprises. Mais ce sont généralement de très petites entreprises.
4.2. Défaillances d'entreprises
4.2.1. Evolution annuelle
4.2.2. Evolution mensuelle
Le nombre de défaillances d'entreprises a diminué de 4,5% pendant les 10 premiers mois de 2010 comparativement à la même période de 2009. Ce chiffre correspond à la moyenne des années avant crise. La baisse des défaillances conjuguée à la hausse des créations d'entreprises se traduit par une augmentation du stock d'entreprises en France. Cela implique une dynamique économique d'ensemble qui se traduit par une hausse de l'investissement, de l'emploi et de la consommation.
Les derniers chiffres mensuels montrent une forte baisse de la sinistralité des entreprises. Après une hausse de 14,5% en août dernier, le nombre d'entreprises en redressement chute de 16% en septembre mais augmente légèrement de 2,4% en octobre.
L'industrie est le secteur qui a connu la plus forte baisse de la sinistralité.
4.2.3. Evolution trimestrielle
4.2.4. Evolution annuelle par secteur d'activité
Les chiffres d'octobre récemment publiés par l'INSEE confirment les précédents publiés en août. On enregistre une augmentation du nombre de défaillances dans la finance et les services sociaux et éducatifs. Cette dernière branche est particulièrement touchée par le plan d'austérité.
En revanche, la situation se rétablit solidement dans l'immobilier et l'industrie avec des baisses de la sinistralité de 12 à 20% sur les 10 premiers mois de 2010.
Les activités immobilières enregistrent pour la première fois un recul des défaillances (-21%) après une progression continue depuis 2007. Il faut noter que le marché immobilier s'est redynamisé en 2010, ce qui s'est traduit non seulement par une diminution de la sinistralité des entreprises mais surtout par une forte création d'entreprises : +13% en 2010 après deux années de baisse.
Enfin, l'industrie, le commerce et les transports ont connu aussi une nette diminution des défaillances (respectivement -12,1%, -3,7% et -2,1%). Parallèlement, le nombre de créations d'entreprises a augmenté dans ces branches de respectivement 6,5%, 2% et 15%.
4.3. La valeur des commandes reçues par les entreprises industrielles
4.3.1. Evolution de l'indice des commandes reçues
L'indice des commandes évolue positivement en 2010. Il progresse de 8,2% alors qu'en 2009 et en 2008 il diminuait de respectivement 17% et de 7%.
L'amélioration de cet indice confirme donc la consolidation de la demande. Cela est dû en grande partie à une nette augmentation des commandes à l'exportation, notamment en zone euro. La demande étrangère des biens manufacturiers français est en hausse de 18% et celle provenant de nos voisins européens de 14% en 2010.
Le dernier trimestre enregistre la plus forte progression de l'indice avec + 5,8% contre 3,7% le trimestre précédent.
Par ailleurs, le nombre de commandes diminue fortement en janvier 2011. Cette baisse ne s'explique pas uniquement par les commandes étrangères qui n'ont diminué que de 2,8% en janvier (les commandes européennes ont augmenté de 3,5%). L'industrie de l'automobile et des matériels de transport sont les branches les plus concernées par cette baisse (tableau suivant).
Parallèlement, les commandes de biens d'équipement, d'informatique, des produits électroniques, de biens de consommation durable et de biens intermédiaires progressent en janvier.
4.3.2. Evolution par branche industrielle
5. Le marché du travail
5.1. L'emploi salarié : vue globale
5.1.1. Evolution du nombre d'emplois
L'emploi continue de croître au 4e trimestre mais son niveau est loin de celui d'avant crise. 47000 nouveaux emplois ont été créés.
Certes, les services continuent de créer des emplois mais à un rythme faible par rapport aux trimestres précédents. La bonne nouvelle vient de l'industrie où l'on enregistre une baisse de l'emploi inférieure à celles des trimestres précédents. Au total, l'emploi augmente de 0,8%, soit la plus forte progression depuis 2008.
Mais cette dynamique de l'emploi n'est pas suffisante pour faire reculer significativement le chômage. Le taux de chômage s'établit à 9,2% contre 9,3% au 3e trimestre (cf. plus loin).
5.1.2. Taux de croissance de l'emploi
Le nombre de créations nettes d'emploi au 4e trimestre est de 47000, soit le même nombre qu'au 3e trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2010, l'économie a créé 176000 emplois alors qu'elle a en détruit 333000 en 2009.
Le bilan de 2010 fait apparaître deux tendances marquantes :
1) l'économie renoue avec les créations d'emplois et à ce titre la France fait mieux que la moyenne européenne (le taux de chômage en 2010 progresse de 0,3 point en France contre 0,5 point dans la zone euro);
2) la croissance économique crée moins d'emplois comparativement aux années précédentes.
De ces deux tendances découle une conséquence majeure : la productivité en France croît vite (voir ci-contre). Les entreprises ont plutôt favorisé la productivité que l'emploi. Dans les entreprises industrielles, elle a augmenté de 1,4% en moyenne alors que le salaire moyen n'a augmenté que de 0,9% (cf. plus haut).
5.1.3. Croissance du PIB et de l'emploi
5.2. Emploi salarié : évolutions par branche d'activité
5.2.1. Variations trimestrielles en nombre d'emplois
5.2.2. Taux de croissance trimestrielle par branche
5.3. Les heures supplémentaires
5.3.1. Evolution trimestrielle des heures supplémentaires
Le nombre d'heures supplémentaires continue sa progression au 4e trimestre. Le recours à ces heures supplémentaires accroît la flexibilité des entreprises, ce qui d'ailleurs explique la faible création d'emplois. Au 4e trimestre, 181 millions d'heures supplémentaires ont été déclarées contre 179 millions le trimestre précédent, soit une progression de 3 millions d'heures (+1,5% en croissance trimestrielle).
Le volume des heures supplémentaires est équivalent à 113 000 emplois à temps plein (1607 heures/an). Si l'on convertit ces heures en créations d'emplois, cela nous donne une baisse du taux de chômage 0,4 point. L'incitation fiscale des heures supplémentaires a donc un double coût financier : les exonérations de charges sociales (un manque à gagner pour la SECU) et le coût du chômage. Les gains en pouvoir d'achat pour les salariés concernés et en productivité pour les entreprises exonérées de charges patronales seraient susceptibles de compenser le coût de ces heures supplémentaires ; compensation qui passerait par la consommation et l'investissement. Mais est-il certain que ces exonérations tombent dans la consommation et l'investissement ? On constate en fait que le ménage aujourd'hui à tendance plutôt à différer sa consommation dans le temps et les entreprises à consolider leur rentabilité (voir ci-contre).
Le montant des exonérations de charges sociales des heures supplémentaires (loi TEPA) a augmenté (2,3%) au 4e trimestre pour atteindre le niveau jamais égalé de 749 millions d'euros.
5.3.2. Evolution du nombre d'heures supplémentaires par salarié
Le nombre moyen d'heures supplémentaires comptabilisé par la DARES correspond au rapport entre les heures supplémentaires déclarées par les entreprises et l'effectif salarié à temps complet. Il s'agit donc d'une moyenne par tête et non pas par salarié ayant effectué des heures supplémentaires.
Au 4e trimestre, en moyenne, un salarié à temps plein en France effectue 11,3 heures par trimestre contre 10 heures le trimestre précédent (+11%)
Dans les entreprises à durée collective supérieure à 35 heures, le nombre d'heures supplémentaires est de 30,2 heures par trimestre en moyenne par salarié, soit plus de 2 heures en moyenne par salarié comparativement au 3e trimestre (+7,8%).
Si l'on compare l'année 2010 et l'année 2009, les salariés français ont effectué plus d'heures supplémentaires en moyenne : +10,7% en moyenne annuelle par salarié à temps complet.
5.4. Le chômage
5.4.1. Taux de chômage
Le taux de chômage baisse légèrement à 9,2% au 4e trimestre contre 9,5% au début de l'année (chiffres publiés par l'Insee au mois de février 2011). La croissance économique de 1,5% n'a fait baisser le chômage que de 0,3 point.
Cette légère baisse du chômage ne concerne pas toutes les catégories sociales. Le chômage des femmes a augmenté (9,9% contre 9,7% au trimestre précédent) alors que celui des hommes a baissé de 0,5 point en un trimestre.
Le chômage des jeunes diminue de 2 points : 22,3% après le chiffre historique de 24,2% le trimestre dernier.
5.4.2. Taux de chômage par sexe et âge des chômeurs
Le nombre de chômeurs a baissé de 49000 personnes après une progression le trimestre dernier de 1200 personnes. On comptabilise ainsi 2,602 millions de personnes au chômage (chômage au sens du BIT).
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C (voir les explications ci-dessous) se maintient au-dessus de la barre symbolique de 4 millions de personnes en décembre selon les statistiques de la DARES. Leur nombre a augmenté de 0,6% en décembre 2010 et a diminué de 0,1% au début de l'année 2011 (voir ci-après).
5.5. Demandeurs d'emploi
5.5.1. Evolution du nombre de demandeurs d'emploi par catégorie
5.5.2. Croissance mensuelle des demandeurs d'emploi en 2010
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas du tout travaillé au cours du mois de référence, a augmenté de 0,6% en décembre. Ce nombre diminue de 0,7% en janvier et de 0,1% en février.
6. Pouvoir d'achat, salaires, inflation
6.1. Taux d'inflation
Le taux d'inflation s'établit à 1,8% en décembre dernier. En mars 2011, l'inflation pointe à 2%. L'indice augmente de 0,8% pendant ce mois comparativement à février.
La hausse généralisée des prix s'explique en partie par les tensions sur le marché des matières premières et des produits alimentaires. Certes, la spéculation a un impact réel sur les prix mais la reprise de l'économie mondiale, notamment en Asie, et les turbulences géopolitiques tirent les prix vers le haut.
6.2. Salaires et pouvoir d'achat
6.2.1. Croissance du salaire mensuel brut et du salaire horaire des ouvriers
En 2010, le pouvoir d'achat du SMB, autrement dit le salaire moyen de l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, enregistre une légère hausse de 1,8%. Avec une inflation de 1,5% en moyenne annuelle, le SMB n'a réellement augmenté que de 0,3% sur un an.
6.2.2. Le pouvoir d'achat du salaire
Au 4e trimestre, le salaire mensuel de base (SMB) et le salaire horaire de base ouvrier (SHBO) ont augmenté de 0,3% et 0,2% respectivement tandis que les prix ont augmenté de 0,4% par rapport au 3e trimestre. Le pouvoir d'achat rentre dans la zone négative.
6.2.3. Le pouvoir d'achat du Revenu disponible brut
Le pouvoir d'achat du revenu disponible brut (revenu après imposition et incluant les prestations sociales) progresse de 0,3% au 4e trimestre 2010.








Tél. (+33) 3.20.47.15.24